La rénovation durable : une qualité de vie avant tout

jeudi 23 septembre 2010, par Nadine

Share |

Pierre Crokart, l’architecte du projet de Philippe à Thuin, nous explique sa vision de la rénovation durable et de l’auto-rénovation.

Monsieur Crokart témoigne de son expérience en tant qu’architecte :

Quand on conçoit une habitation, que cela soit une nouvelle construction ou une rénovation, l’important est de réfléchir avant tout en terme de qualité de vie, c’est-à-dire en accordant une attention particulière à la qualité de la lumière, l’ouverture des espaces, les matériaux…, mais également à son environnement proche.

Au sein du bureau, nous travaillons énormément sur l’aspect bioclimatique. En effet, en matière d’économie d’énergie, le premier geste est d’abord la sobriété c’est-à-dire consommer moins au travers de l’aménagement du lieu, de la conception du bâtiment et des comportements. Ensuite, il faut penser à utiliser l’énergie de la meilleure façon possible au travers d’un matériel à haut rendement, de la régulation… et ensuite, réfléchir en terme d’énergie renouvelable. Quand on parle d’apports solaires passifs et que l’on crée une architecture vitrée vers l’extérieur, on se heurte parfois à l’idée fausse “ d’un bâtiment froid en hiver et surchauffé l’été ”. Mais le bioclimatisme   c’est tout l’inverse. Alors pourquoi se priver de l’apport du solaire passif qui permet d’augmenter l’efficience énergétique   du logement sans investissements ruineux.

Construire un bâtiment sain peut mener très loin dans la recherche : la géobiologie, l’étude des ondes nocives, l’énergie solaire…, autant de techniques et connaissances au service de la santé et du bien-être des habitants du futur bâtiment. Des approches souvent négligées, et pourtant, utiles aussi bien en nouvelle construction (pour étudier le terrain et implanter au mieux la maison) qu’en rénovation. Une étude géobiologique réalisée par un spécialiste permettra, en tenant compte de l’orientation et de la position connue des points négatifs dans le champ magnétique souterrain, d’éviter par exemple de nombreux risques au niveau de la santé. En effet, la réalisation écologique même la plus aboutie peut être “ nocive ” si elle est construite sans tenir compte des éléments pathogènes de ce type.

D’une manière générale, l’étude portera sur deux éléments : Le premier, l’étude des courants physiques (ondes liées aux champs magnétiques et électriques, courants d’eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques, etc.). En matière d’exposition aux champs électromagnétiques par exemple, s’il n’existe pas de normes chez nous, il n’en est pas de même dans les pays nordiques. Le second se basant plus sur une dimension “ spirituelle ” qui s’attache à la charge mémorielle du lieu. J’ai été moi-même confronté à cela dans ma vie privée et j’ai pu en voir les effets positifs sur mon fils après avoir simplement déplacé son lit comme conseillé par le géobiologiste.

En effet, un courant d’eau traversait le lit en diagonale, ce qui aurait pu être sans conséquence sauf que celui-ci, avant de traverser la maison, passait également sous un transformateur électrique où il se chargeait d’une importante polarité. Un autre élément important pour garantir une bonne qualité de vie, c’est évidemment le choix des matériaux. On pense notamment à certains enduits intérieurs à base de plâtre mais qui reçoivent des charges de produits radioactifs.

Mais c’est vrai que souvent on se retrouve toujours devant l’éternel problème “ de faire le mieux que l’on peut avec le budget que l’on a ”. L’important étant de toujours s’assurer que les bases sont saines sans sous-estimer l’impact de l’ensemble.

Conseils :

Les maîtres d’ouvrage choisissent souvent l’éco-rénovation par philosophie personnelle. Ils s’y investissent énormément et souhaitent réaliser une partie des travaux eux-mêmes. Quand ce choix est fait de réaliser une partie des travaux en auto-construction, il faut vraiment peser le pour et le contre, se rendre compte dans quoi l’on s’engage. Il ne faut surtout pas sous-estimer ni l’ampleur, ni le temps de travail que cela générera. Sinon c’est l’équilibre financier ou même familial qui peuvent en pâtir. L’éco-rénovation, la rénovation durable demandent, encore plus que tout autre chantier, d’intervenir de façon méticuleuse et organisée. Il faut également posséder une série de connaissances de base et de compétences pratiques si on ne veut pas risquer “ le bricolage ”.

Avant d’acheter une habitation existante :

  • Il ne faut pas hésiter à la faire visiter par un professionnel compétent. Celui-ci pourra vous informer de l’état réel du bâti mais également envisager avec vous la concordance entre le potentiel de celui-ci et vos désirs. Cette démarche peut parfois éviter de mauvaises surprises comme par exemple se rendre compte après l’achat et le début des travaux que le bâtiment est dans un tel état ou que les conditions techniques pour pouvoir le rénover comme désiré engageront des dépenses 2 fois plus élevées que prévues.
  • Etre critiques vis-à-vis de son environnement général : présence de ligne à haute tension, projet d’autoroute à quelques centaines de mètres…

Pierre CROKART Architecte 98/1 rue de Louvroy 98/1 B-6120 Nalinnes 0032 (0)71 21 79 16

Le témoignage de Philippe



Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom